CARTE BLANCHE

Carte blanche à Edouard Waintrop: cinq films qui méritent de sortir de l’ombre

Pour moi l’Aragonais Luis Buñuel est surtout un artiste mexicain. Et Susana la perverse (1951), même si le réalisateur de Los Olvidados n’y manifeste pas la même cruauté, est un témoignage de sa grande époque.

Restons au Mexique, Macario de Roberto Gavaldón (1960) est une fable ensorcelée par la fête des morts qui balance entre fantastique, comédie et drame.

Macunaíma (1970) de Joaquim Pedro de Andrade porta le feu, il y a cinquante ans, sur le versant comique et inexploré du Cinema Novo brésilien. Petit homme irrésistible, l’acteur Grande Otelo y mérita son qualificatif: c’est un géant.

Los Viajes del viento est le deuxième long-métrage de Ciro Guerra, le premier à avoir voyagé en première classe puisqu’il s’illustra au festival de Cannes en 2009. Avant même El Abrazo de la Serpiente.

Quant à No (2012), il reste mon Pablo Larraín préféré, son film solaire. Et Gael García Bernal y est formidable.

EW