Samedi 2 décembre à 20h00 – Auditorium de la Fondation Arditi

Vania Aillon et Jean Perret, directeur du Département Cinéma/cinéma du réel de la HEAD accueilleront Patricio Guzmán pour une conversation avec le public.

La venue du réalisateur chilien Patricio Guzmán sera l’un des temps forts de cette 19e édition. Référence incontournable du cinéma latino-américain, Guzmán est un auteur au langage cinématographique novateur. Réfugié en France après le coup d’Etat au Chili, il construira principalement son œuvre sur la transmission, filmer pour ne pas oublier, une mémoire engagée.

Né en 1941 à Santiago du Chili, Patricio Guzmán s’est inspiré du cinéaste français Chris Marker (inventeur du film essai). Il descend dans la rue et filme les gens au plus près: ouvriers, étudiants, militants, femmes, enfants ou personnes de la classe aisée.

Après avoir tourné des documentaires qui feront date, Patricio Guzmán entreprend une évolution de son langage cinématographique. Toujours présente, la transmission de la mémoire est transfigurée grâce à une touche poétique, philosophique ou spirituelle qui relie l’infiniment grand à l’infiniment petit. Passé et présent se complètent, car comme le rappelle le cinéaste, sans mémoire, l’être humain n’a pas la capacité de vivre pleinement le présent. Profondeur du propos, beauté des images. Mystère des pierres. Magie du désert veillant sur ces femmes toujours à la recherche des corps de leurs proches disparus suite au coup d’Etat militaire en 1973.

En inventant un langage, Guzmán le cinéaste de la mémoire individuelle et de l’histoire du Chili est parvenu à toucher un très large spectre de cinéphiles. Sensibles à sa façon de se réinventer en tant que réalisateur, penseur et observateur, ses publics ont été envoûtés par la puissance de ses images.